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Lire le WHOIS d'un .ma : ce que le registre publie, ou non

Conformité & réglementation6 min de lecture4 étapes

Avant de déposer un nom en .ma, d'en préparer le transfert ou simplement de vérifier le vôtre, une question revient : ce nom est-il déjà pris, depuis quand, et chez qui ? Le WHOIS du registre y répond en partie. Voici comment lire une fiche WHOIS .ma champ par champ, ce que le registre publie réellement, ce qu'il ne publie pas — et pourquoi notre outil, lui, choisit de ne pas afficher le titulaire.

Sommaire· Ce que le WHOIS d'un .ma permet de savoir1/9
  1. 01Ce que le WHOIS d'un .ma permet de savoir
  2. 02Les informations lues sur une fiche .ma
  3. 03Pourquoi nos réponses viennent du registre lui-même
  4. 04Champ par champ : le registre, et ce que notre outil en affiche
  5. 05Les codes de statut que vous croiserez le plus souvent
  6. 06Pourquoi nous n'affichons pas le titulaire
  7. 07Consulter un .ma en quatre étapes
  8. 08Libre au registre ne veut pas dire attribuable
  9. 09Et votre propre .ma ?

Ce que le WHOIS d'un .ma permet de savoir

Le WHOIS est la fiche publique d'un nom de domaine auprès de son registre. Pour le .ma et ses extensions (.co.ma, .net.ma, .org.ma, .ac.ma, .press.ma, .gov.ma), ce registre est administré par l'ANRT. La fiche décrit l'état courant d'un nom : elle ne raconte pas son historique, et pour un nom libre elle dit seulement qu'aucun enregistrement n'existe — pas qu'il est attribuable.

Notre outil gratuit WHOIS .ma interroge ce registre et vous rend, pour un nom pris, les faits qui décrivent l'objet technique — et rien de ce qui décrit une personne.

Les informations lues sur une fiche .ma

  • Enregistré ou libre — le verdict de base : le registre connaît-il un enregistrement à ce nom ?
  • Date de création — depuis quand le nom est déposé ; un nom ancien porte souvent un site, des e-mails et des liens qui en dépendent.
  • Date d'expiration — la fin de la période en cours ; un .ma s'enregistre et se renouvelle pour cinq ans au plus.
  • Dernière modification — la date à laquelle la fiche a changé pour la dernière fois au registre.
  • Registrar — le prestataire accrédité qui gère le nom : c'est à lui qu'un titulaire demande son code de transfert.
  • Serveurs de noms — là où pointe le domaine ; le registre en exige deux, et un domaine sans serveur de noms ne résout pas.
  • Statuts — des codes normalisés du protocole EPP, affichés tels que le registre les publie.

Pourquoi nos réponses viennent du registre lui-même

ServOrbit est registrar accrédité par l'ANRT. À ce titre, nous disposons de l'accès technique réservé aux registrars — le protocole EPP — et c'est par lui que l'outil lit la fiche d'un nom : ni annuaire recopié, ni base reconstituée. Une même fiche est gardée en mémoire un quart d'heure, pour ne pas solliciter le registre à chaque rafraîchissement de page.

Cette source a une conséquence que nous assumons : quand le registre ne répond pas, l'outil le dit, et n'affiche jamais « libre » par défaut. Annoncer disponible un nom pris depuis des années serait l'erreur la plus trompeuse qu'un registrar puisse commettre.

Champ par champ : le registre, et ce que notre outil en affiche

Faites défiler le tableau

InformationPubliée par le WHOIS du registre .maAffichée par notre outil
Enregistré ou libreOuiOui
Dates de création et d'expirationOuiOui
Date de dernière modificationOuiOui
RegistrarOui, avec ses coordonnéesOui, son nom
Serveurs de noms et statutsOuiOui
Nom du titulaireOui, en clairNon — choix de confidentialité
E-mail et téléphone du contact administratifOui, en clairNon — choix de confidentialité
Date du dernier transfertNonNon
Code de transfert (EPP)NonNon — il se demande au registrar

Les codes de statut que vous croiserez le plus souvent

  • ok — aucun blocage ni opération en cours : le nom fonctionne normalement.
  • clientTransferProhibited — verrou de transfert posé par le registrar : le registre refuse toute demande de transfert tant qu'il n'est pas levé.
  • clientDeleteProhibited et clientUpdateProhibited — le registrar a bloqué la suppression ou la modification du nom, une protection contre les changements non voulus.
  • clientHold ou serverHold — le nom n'est plus publié dans le DNS : il reste enregistré, mais ne résout plus.
  • pendingTransfer ou pendingDelete — une opération est en cours au registre : un transfert, ou une suppression.

Pourquoi nous n'affichons pas le titulaire

Le WHOIS du registre .ma publie en clair le nom du titulaire, ainsi que l'e-mail et le téléphone du contact administratif — souvent une adresse et un mobile personnels. Que la donnée soit publique chez le registre ne rend pas sa republication anodine : la reprendre sur une page ouverte, consultable par n'importe quel robot, reviendrait à tenir un annuaire de coordonnées personnelles à la disposition des moissonneurs et des démarcheurs. Ce serait un traitement distinct de celui du registre, dont nous serions responsables, et que la loi 09-08 sur la protection des données personnelles encadre.

Nous avons donc tranché : l'outil ne lit même pas les fiches de contact du registre. Ce n'est pas une limite technique, c'est une position — et elle ne retire rien d'utile, puisque l'état technique d'un nom suffit à savoir si vous pouvez le prendre et où il pointe. Pour joindre un titulaire, la voie reste le WHOIS du registre lui-même, ou la procédure de litige de l'ANRT si vous estimez avoir un droit sur le nom.

Consulter un .ma en quatre étapes

  1. Saisir le nom

    Tapez le nom dans l'outil WHOIS .ma, avec ou sans extension : sans extension, c'est le .ma qui est interrogé. Une extension non marocaine (.com, .net…) est refusée avec une explication, car l'outil ne couvre que le registre de l'ANRT.

  2. Lire le verdict

    Si le nom est libre, la page lance la recherche de domaine avec son tarif réel et l'ajout au panier. S'il est pris, elle affiche la fiche : dates, registrar, serveurs de noms et statuts.

  3. Vérifier l'échéance et la délégation

    Une expiration proche est signalée par un compte à rebours, et un domaine déclaré avec un seul serveur de noms, ou aucun, est signalé aussi. Ce sont les deux points à contrôler en premier sur votre propre nom.

  4. Agir

    Si le nom est le vôtre et géré ailleurs, la fiche propose de le transférer : demandez le code de transfert à votre prestataire actuel — et, si le nom est verrouillé, son déverrouillage d'abord. S'il n'est pas à vous, la même recherche propose les extensions encore libres pour ce nom.

Libre au registre ne veut pas dire attribuable

Un nom absent du registre peut rester hors de portée : la charte de nommage de l'ANRT réserve certains termes, protège les droits des tiers et soumet .ac.ma, .press.ma et .gov.ma à un examen préalable. Avant de déposer, passez le nom au vérificateur de la charte de nommage .ma ; le détail des règles est dans notre article sur la charte de nommage .ma.

À l'inverse, une date d'expiration dépassée ne libère pas un .ma : la charte prévoit une période de grâce de trente jours, puis un renouvellement systématique d'un an. Un nom pris ne redevient disponible pour un tiers qu'après sa résiliation par son titulaire.

Et votre propre .ma ?

Le registre .ma ne prévoit aucune confidentialité WHOIS : le nom du titulaire et les coordonnées du contact administratif y sont publiés. Pour un nom professionnel, préférez une adresse e-mail de fonction à une adresse personnelle. Vérifiez aussi que votre fiche porte le statut clientTransferProhibited : tant qu'il est posé, le registre refuse toute demande de transfert. Pour renseigner correctement vos contacts, voyez notre guide du contact titulaire Whois.

Vérifiez un nom .ma à la source

Registrar accrédité par l'ANRT, nous interrogeons le registre directement : état, dates, serveurs de noms et registrar d'un nom .ma, gratuitement et sans compte.

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Parcourez notre centre d'aide et notre FAQ, ou contactez notre équipe — rappel, WhatsApp ou e-mail. Support en français, anglais et arabe.

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