Outil gratuit
Le registre marocain refuse un nom qui n'obéit pas à sa charte, quel que soit le prestataire par lequel il passe. Cet outil applique les règles de forme de la décision ANRT/DG/N°02/2024 et vous dit, règle par règle, ce qui bloque.
Tapez le nom que vous envisagez. Le contrôle a lieu dans votre navigateur, et le verdict est immédiat.
Le nom seul ou l'adresse complète, peu importe. Sans extension, le .ma est supposé.
À cette étape, rien n'est envoyé ni conservé : la vérification se fait entièrement sur votre appareil.
La forme, un navigateur la juge. Le reste appartient au registre : le nom est-il libre, et figure-t-il parmi les termes réservés de l'ANRT. Cette recherche pose les deux questions d'un coup et vous rend la réponse du registre.
Ces quatre règles sont exactement celles que l'outil applique. Elles viennent de l'article 6 de la décision ANRT/DG/N°02/2024, qui tient lieu de charte de nommage du .ma depuis sa publication au Bulletin Officiel n°7280 du 7 mars 2024.
Le .ma n'est pas la seule forme disponible. Le registre ouvre plusieurs extensions de second niveau, chacune destinée à une catégorie d'acteurs. Trois s'enregistrent directement ; trois autres passent par un examen préalable de l'ANRT (article 5.4).
| Extension | Destinataires | Conditions d'accès |
|---|---|---|
| .ma | Tout titulaire, personne physique comme personne morale | Enregistrement direct |
| .co.ma | Activités commerciales | Enregistrement direct |
| .net.ma | Prestataires de services Internet | Enregistrement direct |
| .org.ma | Associations, fondations et organisations assimilées | Enregistrement direct |
| .press.ma | Organismes de presse déclarés auprès des autorités compétentes | Examen préalable de l'ANRT |
| .ac.ma | Académies et établissements d'enseignement autorisés | Examen préalable de l'ANRT |
| .gov.ma | Ministères, wilayas, préfectures, provinces, représentations diplomatiques | Réservée aux entités publiques |
Pour une société immatriculée au Maroc, le .ma reste la voie la plus directe : aucune condition de catégorie, aucun dossier à monter. Le .co.ma convient si vous tenez à afficher votre statut commercial — il s'enregistre lui aussi sans examen préalable, comme le .net.ma et le .org.ma.
Un .ma s'enregistre pour une période pouvant aller jusqu'à cinq ans, et se renouvelle à tout moment pendant cette période, sans que sa validité puisse jamais dépasser cinq ans (articles 30 et 33.1). Le plafond est plus bas que les dix ans des extensions génériques, mais il couvre largement l'horizon d'un projet — et une période longue met le nom à l'abri d'une expiration accidentelle, sans rien changer à votre titularité.
À l'échéance, le .ma ne se comporte pas comme un .com. Votre prestataire doit vous notifier l'expiration au moins trente jours à l'avance (article 33.2) ; le nom expiré entre ensuite dans une période de grâce de trente jours pendant laquelle il est gelé (article 33.3). Passé cette grâce, il n'est pas libéré : il est renouvelé d'office pour une année, et facturé (article 33.4). Un .ma ne redevient disponible pour un tiers qu'après une résiliation demandée par son titulaire.
Les deux étapes ci-dessus couvrent la forme et la disponibilité. Il reste une part de jugement que ni un outil ni une recherche ne rendent d'avance — mieux vaut la connaître avant de faire imprimer des cartes de visite.
Ces réserves ne rendent pas la démarche hasardeuse : elles expliquent pourquoi un nom neutre et distinctif passe sans encombre, là où un nom qui emprunte à autrui finit tôt ou tard par rencontrer quelqu'un.
ServOrbit est accrédité par l'ANRT pour le .ma, le .co.ma et le .press.ma. Les règles de cette page sont appliquées dès la commande, et les pièces demandées sont celles que le registre exige — ni plus, ni moins.
Règles issues de la décision ANRT/DG/N°02/2024, publiée au Bulletin Officiel n°7280 du 7 mars 2024. Cet outil en applique les articles 5.4, 6, 30 et 33 ; il ne se substitue pas au texte.