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Termix sur VPS : console SSH self-hosted, alternative à Termius

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Termix sur VPS : console SSH self-hosted, alternative à Termius

Self-hosting6 min de lecture4 étapes

Termix est un gestionnaire de serveurs open source (Apache-2.0) qui réunit dans le navigateur tout ce que vous faites d'ordinaire avec un client SSH : un carnet d'hôtes, des clés SSH chiffrées, un terminal à onglets, un gestionnaire de fichiers SFTP, la gestion des conteneurs Docker et les métriques de chaque machine. C'est l'équivalent auto-hébergé de Termius, sans abonnement, et vos identifiants restent sur votre propre VPS. Ce guide l'installe en un conteneur Docker derrière HTTPS.

Sommaire· Pourquoi héberger sa console SSH soi-même1/10
  1. 01Pourquoi héberger sa console SSH soi-même
  2. 02Ce que Termix apporte
  3. 03Termix, Termius ou un client SSH de bureau ?
  4. 04Prérequis
  5. 05Installer Termix avec Docker Compose
  6. 06Fermez la porte juste après l'installation
  7. 07Sauvegarder et mettre à jour
  8. 08Les plugins à activer en premier
  9. 09Dépannage
  10. 10Installation en un clic depuis le Marketplace ServOrbit

Pourquoi héberger sa console SSH soi-même

Un client SSH de bureau garde vos hôtes et vos clés sur un seul ordinateur ; un service cloud comme Termius les synchronise chez un tiers, contre un abonnement par utilisateur. Termix prend le troisième chemin : un serveur que vous hébergez, joignable depuis n'importe quel navigateur, une application de bureau ou un téléphone, avec des comptes et un partage par rôle pour toute l'équipe.

L'installer sur un VPS plutôt que sur une machine du réseau qu'il administre a un avantage simple : quand ce réseau tombe, la console reste accessible. C'est précisément le moment où vous en avez besoin.

Ce que Termix apporte

  • Terminal SSH — onglets, écran partagé, historique, palette de commandes et extraits réutilisables.
  • Fichiers SFTP — parcourir, éditer et transférer des fichiers, y compris d'un serveur à un autre.
  • Docker — liste des conteneurs, journaux, statistiques et console, par SSH, sans agent à installer.
  • Métriques — CPU, mémoire, disque et réseau de chaque hôte en temps réel.
  • Coffre d'identifiants — mots de passe et clés chiffrés par utilisateur, réutilisables d'un hôte à l'autre.
  • Équipe — comptes, rôles, partage d'hôtes à quatre niveaux, journal d'audit, TOTP et passkeys.
  • Plugins — bureau à distance RDP/VNC, tunnels SSH, Kubernetes, Proxmox, SSO OIDC, à activer selon vos besoins.

Termix, Termius ou un client SSH de bureau ?

Faites défiler le tableau

Termix (self-hosted)TermiusClient SSH de bureau
Où vivent vos hôtes et vos clésSur votre VPSSynchronisés par le service de l'éditeurSur un seul ordinateur
LicenceApache-2.0, open sourcePropriétaireVariable (OpenSSH, PuTTY : libres)
CoûtLe prix du VPSAbonnement pour la synchronisation et les équipesGratuit
Accès depuis un navigateurOuiNon, application à installerNon
Partage d'hôtes en équipeOui, rôles et journal d'auditOui, offres équipeNon
Docker, fichiers SFTP, métriquesIntégrés par pluginsSFTP, pas de DockerOutils séparés

Prérequis

Un VPS Ubuntu 24.04 avec 1 Go de RAM et 2 Go de disque suffit : Termix consomme environ 330 Mo au repos. Il vous faut Docker et le plugin Compose, ainsi qu'un nom d'hôte pour l'accès HTTPS — un sous-domaine de l'un de vos domaines ou le sous-domaine gratuit fourni avec un VPS ServOrbit.

Installer Termix avec Docker Compose

  1. Créer le fichier Compose

    Créez un répertoire /opt/termix et placez-y le fichier docker-compose.yml suivant. Le port n'est publié que sur la boucle locale : c'est nginx qui l'exposera en HTTPS.

    services:
      termix:
        image: ghcr.io/termix-ssh/termix:26.10.4
        restart: unless-stopped
        ports:
          - "127.0.0.1:8080:8080"
        environment:
          PORT: "8080"
        volumes:
          - termix-data:/app/data
    
    volumes:
      termix-data: {}
  2. Démarrer le conteneur

    Lancez Termix et suivez son démarrage :

    docker compose up -d
    docker compose logs -f termix

    Au premier lancement, Termix génère lui-même ses secrets (JWT, clé de base, clé de chiffrement) et les enregistre dans le volume /app/data. La ligne Termix backend started successfully indique qu'il est prêt, en quelques secondes.

  3. Publier Termix en HTTPS

    Dans le bloc server de votre vhost nginx, relayez le trafic vers le conteneur. Les en-têtes Upgrade et Connection sont indispensables : le terminal passe par des WebSockets.

    location / {
        proxy_pass http://127.0.0.1:8080;
        proxy_http_version 1.1;
        proxy_set_header Upgrade $http_upgrade;
        proxy_set_header Connection upgrade;
        proxy_set_header Host $host;
        proxy_set_header X-Forwarded-Proto $scheme;
        proxy_read_timeout 1h;
    }

    Obtenez ensuite un certificat (Certbot ou équivalent). Avec l'installation depuis le Marketplace ServOrbit, cette étape est faite pour vous.

  4. Créer le compte administrateur

    Ouvrez votre adresse HTTPS : Termix affiche le formulaire d'inscription, et le premier compte créé devient administrateur. Créez-le immédiatement, puis désactivez l'inscription publique dans les paramètres d'administration. Ajoutez ensuite un hôte (adresse, port SSH, utilisateur, clé ou mot de passe) : le terminal s'ouvre dans un onglet.

Fermez la porte juste après l'installation

Tant qu'aucun compte n'existe, quiconque atteint l'adresse peut créer le compte administrateur. Créez le vôtre dès la fin de l'installation, désactivez l'inscription, puis activez TOTP ou une passkey. Une console qui détient vos clés SSH mérite la même protection que les serveurs eux-mêmes.

Sauvegarder et mettre à jour

Toutes les données — base SQLite, clés de chiffrement générées, plugins — vivent dans le volume termix-data. Archivez-le régulièrement :

docker run --rm -v termix_termix-data:/data -v "$PWD":/backup alpine \
  tar czf /backup/termix-$(date +%F).tar.gz -C /data .

Conservez cette archive en lieu sûr : sans les clés qu'elle contient, les identifiants enregistrés ne peuvent plus être déchiffrés. Pour mettre à jour, changez le tag de l'image dans le fichier Compose, puis docker compose pull && docker compose up -d.

Les plugins à activer en premier

Termix est livré avec ses plugins officiels ; un administrateur les active, met à jour ou retire depuis l'onglet Plugins. Pour une première installation sur un VPS, quatre suffisent souvent : SSH Terminal et File Manager pour le travail quotidien, Docker pour piloter les conteneurs de vos serveurs sans ouvrir de session, et Host Metrics pour voir d'un coup d'œil quel serveur sature.

Viennent ensuite ceux qui servent une équipe : TOTP et Passkeys pour la double authentification, Single sign-on pour brancher un fournisseur OpenID Connect que vous hébergez déjà (Authentik, Pocket ID, ZITADEL), et Session Recording si vous devez garder une trace des interventions d'un prestataire. Désactivez ce que vous n'utilisez pas : chaque plugin coupé est une surface de moins à maintenir, et le plugin Usage Statistics, qui envoie un rapport anonyme quotidien, se désactive comme les autres.

Dépannage

Le terminal s'ouvre puis se ferme aussitôt. Le reverse proxy ne relaie pas les WebSockets : vérifiez les en-têtes Upgrade et Connection dans le vhost nginx, puis rechargez nginx avec nginx -t && systemctl reload nginx.

La connexion à un hôte échoue. Depuis le VPS, testez d'abord la même connexion en ligne de commande (ssh -p <port> <utilisateur>@<hôte>) : si elle échoue aussi, le problème est côté pare-feu ou clé, pas côté Termix. Pour un hôte joignable seulement depuis votre réseau interne, passez par un bastion ou par un VPN comme WireGuard.

Les identifiants enregistrés ne s'ouvrent plus après une restauration. Le volume restauré ne contient pas les clés de chiffrement générées au premier démarrage : restaurez le volume termix-data en entier, jamais la seule base SQLite.

L'interface ne répond plus. Lisez les journaux avec docker compose logs --tail 100 termix : au démarrage, Termix journalise chaque étape (base, plugins, backend) et la dernière ligne affichée indique où il s'est arrêté.

Installation en un clic depuis le Marketplace ServOrbit

Le Marketplace ServOrbit installe Termix sur votre VPS sans ligne de commande : il déploie le conteneur, configure nginx en HTTPS avec les WebSockets et vous donne l'adresse d'accès dans l'espace client. Choisissez un sous-domaine de l'un de vos domaines ou le sous-domaine gratuit du VPS, puis créez votre compte administrateur au premier accès.

Votre console SSH, sur votre propre VPS

Un VPS ServOrbit Ubuntu 24.04 avec 1 Go de RAM suffit pour Termix. Installation en un clic depuis le Marketplace, HTTPS sur le sous-domaine gratuit du VPS, et vos clés SSH ne quittent jamais votre infrastructure.

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