Pourquoi self-héberger Uptime Kuma sur un VPS
Les services de monitoring SaaS facturent souvent au nombre de moniteurs ou à la fréquence de vérification, et plafonnent l'intervalle à 1 ou 5 minutes sur les offres gratuites. En déployant Uptime Kuma sur votre propre VPS, vous supervisez autant de sites que vous voulez, d'API, de ports TCP, de conteneurs Docker ou de serveurs DNS, avec des intervalles aussi courts que 20 secondes. Héberger la sonde sur un VPS distinct de vos serveurs de production est un atout : si votre serveur applicatif tombe, le VPS de monitoring reste debout et déclenche l'alerte. Uptime Kuma propose en plus une page de statut publique que vous pouvez exposer à vos clients, et plus de 90 canaux de notification (Telegram, e-mail, Discord, webhook). Tout reste sur votre infrastructure, sans envoyer vos URL internes à un tiers.
Les bénéfices concrets de ce template
- Moniteurs sans plafond : HTTP(s), TCP, ping, DNS, conteneurs Docker, certificats SSL et mots-clés de page.
- Alertes multi-canaux (Telegram, e-mail, Discord, Slack, webhook) avec plus de 90 intégrations.
- Page de statut publique personnalisable à partager avec vos clients ou votre équipe.
- Surveillance de l'expiration des certificats SSL pour ne plus jamais être pris au dépourvu.
- Historique et statistiques d'uptime conserves localement, sans rétention payante.
- Vérifications jusqu'à toutes les 20 secondes, impossible sur la plupart des offres gratuites.
Prérequis pour l'héberger
Uptime Kuma est très frugal : un VPS 1 vCPU avec 512 Mo à 1 Go de RAM suffit largement pour surveiller plusieurs dizaines de moniteurs. La base de données SQLite embarquée occupe peu d'espace, comptez 2 à 5 Go de disque selon l'historique conservé. Il vous faut Docker installé, un nom de domaine ou sous-domaine (status.mondomaine.com) pointe sur le VPS, et les ports 80/443 ouverts pour le reverse proxy et le SSL. Pour une supervision fiable, hébergez de préférence Uptime Kuma sur un VPS distinct de vos serveurs de production.
Déployer Uptime Kuma avec Docker et SSL
Créer le volume et lancer le conteneur
Sur le VPS, créez un volume persistant puis démarrez le conteneur : docker run -d --restart=always -p 3001:3001 -v uptime-kuma:/app/data --name uptime-kuma louislam/uptime-kuma:1. L'interface est accessible sur le port 3001.
Configurer le compte administrateur
Ouvrez http://IP_DU_VPS:3001 et créez le compte admin à la première connexion. Choisissez un mot de passe fort : cette interface aura accès à toutes vos URL surveillées.
Mettre un reverse proxy et le SSL devant
Configurez Nginx ou Caddy pour exposer status.mondomaine.com vers localhost:3001. Avec Caddy, deux lignes suffisent pour obtenir un certificat Let's Encrypt automatique : status.mondomaine.com { reverse_proxy localhost:3001 }.
Ajouter vos premiers moniteurs
Créez des moniteurs HTTP(s) pour vos sites, un moniteur TCP pour votre base de données, un check SSL pour surveiller l'expiration des certificats et un mot-clé pour détecter les pages d'erreur servies en HTTP 200.
Brancher les notifications et la page de statut
Dans Paramètres > Notifications, ajoutez Telegram ou e-mail et testez l'envoi. Activez ensuite une page de statut publique regroupant vos services clients, avec un nom de domaine dédié si besoin.
Se connecter la première fois
Ouvrez l'URL sans tarder : le tout premier écran vous demande de créer le compte administrateur (nom d'utilisateur + mot de passe), puis vous accédez au tableau de bord. Il n'existe aucun identifiant par défaut.
Pour éviter les fausses alertes lors d'un micro-incident réseau, configurez le champ Retries (par exemple 3 échecs consécutifs avant alerte) et un Heartbeat Interval adapté. Combinez-le avec une notification de groupe : Uptime Kuma peut envoyer un message agrégé plutôt qu'une alerte par moniteur, ce qui évite de noyer votre canal Telegram lors d'une panne réseau globale qui fait tomber dix services d'un coup.
La documentation officielle
Pour la configuration avancée et les options propres à l'outil, référez-vous à la documentation officielle de Uptime Kuma. Ce guide couvre la mise en ligne sur VPS ; la doc éditeur reste la référence pour les réglages fins, les mises à jour majeures et les cas d'usage spécifiques.